Actions "coup de
poing" des éleveurs
Des actions coup de poing ont été menées
par les éleveurs porcins contre des sites industriels, en début de semaine, pour
réclamer la mention d'origine Vpf (Viande Porcine Française) sur leurs produits.
Des groupes comme Aoste ou Herta s'y refusaient toujours.
La production porcine vit une situation sans
précèdent. Les éleveurs, après trois années de crises successives, espéraient
beaucoup de 2010, mais la spéculation sur le prix des céréales a porté un
nouveau coup à des trésoreries déjà fragilisées.
Face à cette situation, la Fédération
Nationale Porcine (Fnp) a décidé de réagir, et pour cela un
appel aux éleveurs a été lancé. Le 22 novembre, des actions de blocages ont été
menées par les éleveurs de porcs contre les sites de groupes industriels, en
particulier Aoste et Herta, qui refusent toujours d'apposer la mention d'origine
Vpf (Viande Porcine Française) sur les produits Français. Pour les éleveurs,
cette mention est un préalable essentiel pour obtenir une revalorisation des
prix.
Avancée
Ce premier coup de semonce visait à faire
revenir ces industriels à la table des discussions. Cinq sites industriels ont
été bloqués, dont l'usine Herta (Nestlé) à St-Pol-sur-Ternoise dans le
Pas-de-Calais. Malgré la distance, une quinzaine d'éleveurs Lorrains se sont
retrouvés sur le site le 22 novembre, afin de faire pression sur les
industriels-salaisonniers. Jean-Michel Serres, président de la Fnp était également présent, et
en fin de matinée, une délégation a pu rencontrer le directeur du site afin de
lui expliquer leur mécontentement. "Nous n'avons pas d'autre solution que de
trouver un accord volontaire interprofessionnel car il n'y a pour le moment
aucune règle européenne qui impose cet affichage" a expliqué Jean-Michel Serres.
Toute la journée, les camions se présentant
devant le site ont été bloqués, et face à la détermination des éleveurs, Herta a
annoncé son intention de se positionner en faveur de la mention d'origine.
La Fnp surveillera
la confirmation de cette avancée, notamment lors de la réunion de
l'interprofession qui devait se tenir le jeudi 25 novembre.
Jean Michel Serres, président de
la Fnp (à gauche)
: "pas d'autre solution que de trouver un accord interprofessionnel".

Les éleveurs lorrains ont rejoint leurs
collègues sur le site Herta à St-Pol-sur-Ternoise (62).
