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FDSEA de la Meuse
Maison de l'Agriculture
Place St Paul
55100 VERDUN
 
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  30/8/2010
  Demande de reconnaissance calamités pour les mirabelles


Calamités pour les mirabelles ?

Triste bilan sur les mirabelliers des vergers des Côtes de Meuse, des fruits fendus, explosés, pourris. Les producteurs font leur maximum mais sont bien conscients qu'ils ne pourront pas tout récolter. La récolte s'annonçait pourtant exceptionnelle, autant en quantité qu'en qualité. Malheureusement la pluie du 15 août a bouleversé tous les plans, si la pluie en elle-même ne pose pas de réel problème, l'atmosphère humide qui a duré plus de 48h a largement contribué à fendre les fruits ou les faire exploser.

Le 27 Août dernier, se sont donnés rendez-vous à Buxières sous les Côtes : Messieurs. B. LHEUREUX, Chef du service de l'Economie Agricole de la DDT de la Meuse, C. LEPAGE (représentant CR), E. BENOIT (représentant FDSEA), A. MOUTAUX (représentant Chambre d'Agriculture), A. DEKETEL (représentant JA) et B. DEMOLLIENS, technicien spécialisé en qualité d'expert. Suite à l'arrêté préfectoral du 24 Août, instituant une mission d'enquête chargée d'évaluer les dommages subis par les vergers au mois d'Août 2010 et susceptible de donner lieu à indemnisation au titre des calamités agricoles.

Au programme visite de 4 vergers pour mesurer l'étendue des dégâts et de la coopérative fruitière " Jardin de Lorraine " de Billy sous les Côtes. M. LHEUREUX doit soumettre le dossier au comité départemental d'expertise pour valider le dossier afin de l'envoyer au Ministère de l'Agriculture avant le 15 septembre et qu'il passe en commission pour le 13 octobre.

Visite des vergers:

Dès la première visite le ton est donné, fruits fendus et présence de Monilia (champignon microscopique qui se développe avec l'humidité et fait pourrir les fruits). Les exploitants ont d'ailleurs délaissé ce verger pour se concentrer sur un moins touché, l'objectif étant de pouvoir au moins payer la main d'œuvre (en moyenne les chantiers de récolte sont de 10 personnes voir 12 pour certains). Un chantier récolte en moyenne 1200-1600 kg/heure en bonne conditions, cette année avec le tri les chantiers peinent à dépasser les 500 kg/heure. Le coût de la main d'œuvre pour cette année est donc multiplié par deux. La cueillette n'a été que très peu utilisée, trop de tri, les cueilleurs n'étant pas rentables.

Verger suivant, même constat, environ 85% de fruits explosés, l'exploitant garde le moral mais se demande comment motiver d'éventuels repreneurs. L'exploitant suivant a abandonné certains vergers, il sait qu'il lui reste 3 semaines de récolte ce qui ne sera pas possible (les fruits ne tiendront pas aussi longtemps), il essaie donc en priorité de récolter les vergers les moins abîmés, il privilégie la qualité des fruits et donc du tri au détriment de la vitesse, ce qui lui réussit car jusque lors il n'a eu aucune palette de refusée.

Dernière visite de vergers chez le président de la coopérative fruitière qui s'inquiète. En effet il n'a plus de mirabelles à vendre en frais, le peu qu'il réussit à récolter servira à faire de l'eau de vie, or il est conscient que la coopérative s'était engagée dans certains contrats comme les fruits surgelés ou au sirop et qu'elle ne pourra pas tout  honorer.

Inquiétudes à la coopérative :

Les fruits se gardent moins bien cette année, en effet une fois que le Monilia est présent les fruits peuvent pourrir très vite. Le contrat de fruits au sirop a été dénoncé, les camions ayant été refusés. Suite au peu de palettes rentrées les saisonniers embauchés ont été priés de rentrer chez eux. Dès lundi les rentrées de fruits en tout venant pourraient commencer mais reste à savoir les débouchés. Les agriculteurs essaient de garder le moral face à un sinistre qu'ils n'avaient pas vu depuis au moins 30 ans, mais pestent contre les conditions climatiques qui ont attendu que tous les frais soient engagés (emballages, les saisonniers embauchés, dépenses sur le matériel en prévision de cette récolte importante...), pour se détériorer.



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