La récolte des jachères
autorisée
Suite de la demande de
la FNSEA, le
ministre de l'Agriculture vient d'accorder la dérogation pour la récolte des
jachères, de quoi trouver un petit complément de fourrage.
Suite aux conditions
climatiques, la
FNSEA a demandé au ministère, dès le 15 juin, la possibilité de
récolter les jachères dans les départements ayant un déficit fourrager. La
réponse tardant, la
FDSEA a saisi le préfet début juillet pour
faire accélérer ce dossier en argumentant sur la fraîcheur des températures
printanières combinée à la faible pluviométrie qui persiste actuellement qui
impactent fortement le stock fourrager des exploitations meusiennes puisque nous
pouvons constater des pertes de 40 à 50%, sans compter la moindre quantité de
paille ainsi que les maïs qui sont pour la plupart dans un état végétatif très
faible.
Dérogation
accordée
Dans le courrier qu'il vient de faire parvenir aux
51 préfets concernés, Bruno Le Maire indique que cette dérogation de récolte
pour nourrir leurs animaux, vaut pour toutes les terres déclarées en gel au plus
tard au 13 juillet. Bien entendu, depuis cette date, il n'est plus possible pour
les agriculteurs de requalifier des surfaces en prairies pour les déclarer en
gel.
Le ministre profite
également de l'occasion pour rappeler que la France doit satisfaire à l'obligation
de maintenir le ratio de pâturages permanents (prairies permanentes et prairies
temporaires de plus de cinq ans). En précisant que si ce ration ce dégradait, il
y aurait obligation de prendre des mesures pour le rétablir.
Attention aux contrats
Cette dérogation est accordée pour
la Meuse, mais
également pour tous les départements limitrophes. Attention, car même si nous
n'avons toujours pas reçu la circulaire, il faut rappeler que par le passé, le
produit des jachères ne peut être que pâturé ou fauché mais que toute
commercialisation est interdite. De même, cette dérogation ne concerne que les
jachères classiques déclarées en gel et hors contrat particulier (CAD, faune
sauvage, mesure natura 2000,...) où des contraintes particulières peuvent faire
partie du cahier des charges.
Comme il s'agit d'une
dérogation aux règles d'entretien prévues par la réglementation nationale, les
agriculteurs n'ont pas besoin de se signaler auprès de la DDT pour en bénéficier.